La lettre n°6 – Été 2021

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Les États-Unis, l’UE et le reste du monde

La réunion du G7 de Cornouailles qui s’est enchaînée avec le classique sommet de l’OTAN, puis un moment bilatéral Etats-Unis/Russie à Genève, a ponctué le départ diplomatique in situ de l’administration Biden.

Les intentions américaines sont intelligibles :

  • L’adversaire, voire l’ennemi, c’est la Chine.
  • Les amis sont les vraies démocraties (par hypothèse alliées).
  • L’eczéma, ce sont les ingérences de la Russie.
  • Le reste, souvent agaçant, est négligeable et négligé.

On mesure ainsi en creux la difficulté qu’il y a à maintenir un leadership mondial dont on ne connaît ni le périmètre, ni l’intérêt qu’il représente pour le peuple américain et ses vassaux.

La première impression, qui suit le soulagement d’être débarrassé d’un imprésentable Trump, est que cette vision et la méthode attachée clarifient et simplifient « l’exercice diplomatique ». Mais hélas, le diable se nichant toujours dans les détails, on ne voit pas bien comment vont se purger les contradictions et les oppositions, voire les convergences. Pour paraphraser ce cher Coadjuteur, « on ne sort de l’ambiguïté qu’à son propre détriment ».

De notre côté de l’Atlantique, il n’est pas sûr que l’aggiornamento soit complètement réalisé. On parle trop, en toute occasion, de « resets » pour que le flou se dissipe. La position de l’UE est bien inconfortable auprès d’un allié nord-Atlantique en désordre à l’intérieur et qui désire réparer des tissus déchirés – particulièrement depuis le dernier mandat présidentiel. Cependant un plus, les États-Unis se sont dotés d’un nouveau président plus « classique ». Mais aussi un moins, on voit mal comment il pourrait faire un deuxième mandat et donc inverser la déjà vieille tendance du département d’État à négliger l’Europe, ses intérêts et ses dangers.

Si une forme de désintérêt de la part de Washington était paradoxalement fructueuse pour les Européens en aiguillonnant leur structuration, la moisson supposerait de gros investissements politiques, militaires et productifs.

En effet nos soucis sont au nord-ouest, au nord-est, à l’est, au sud-est et au plein sud ! Sans parler de la zone Indo-Pacifique dans laquelle a lieu le développement du monde. Régler nos problèmes et se construire un réseau d’amis et alliés du Détroit de Behring à la Terre-Adélie, voilà une équation à plusieurs inconnues qu’il nous faut résoudre rapidement sauf à accepter un nouveau haut Moyen Âge. Concevoir est facile, appliquer l’est moins. Particulièrement face à des opinions publiques populistes qui ne sont pas encore prêtes à comprendre un mot de cela. Pas plus qu’elles n’imaginent devoir en tirer les conséquences, surtout lorsque devra être présentée l’addition un peu « salée » qu’une telle ambition requerra.

Expliquer, convaincre et agir, nous sommes là pour cela.

Pierre Brousse


Publications et évènements

Le FDBDA poursuit son activité de publications et d’évènements. Durant ce trimestre, la Méditerranée, l’UE et l’Indo-Pacifique ont particulièrement marqué les activités éditoriales du Fonds.


La vie du Fonds

Commission des prix

La commission des prix en relation avec ses partenaires, l’Académie de marine et la Société des Explorateurs français, s’est réunie courant juin pour définir une pré-sélection des lauréats 2021. Rendez-vous en septembre pour une délibération finale et l’annonce des lauréats. La cérémonie de remise des prix aura lieu à la fin de cette année au Yacht Club de France.

Petits-déjeuners

Le FDBDA lance son cycle de petits-déjeuners/débats au Yacht Club de France. Cette série d’évènements organisée par le Fonds sera un moment privilégié pour échanger sur des sujets contemporains concernant l’Asie et le domaine maritime. Le premier rendez-vous aura lieu en septembre. Nous communiquerons très prochainement sur le sujet, les intervenants et la date.

Marins sans frontières

Le Fonds de dotation Brousse dell’Aquila soutient des projets et des actions en rapport avec le domaine maritime, auquel il accorde une importance particulière. Souhaitant ajouter à son engagement une branche d’activité philanthropique, le FDBDA est heureux d’annoncer la signature d’une convention d’une durée de cinq ans avec l’association Marins Sans Frontières.

Fondée en 1984, l’association Marins Sans Frontières a pour vocation de porter assistance et secours dans les pays en voie de développement aux populations isolées par la mer ou dépendantes d’une voie navigable. L’association s’efforce d’améliorer, par des moyens maritimes et fluviaux, leurs conditions de vie et de santé en facilitant les échanges humains, économiques et techniques.

Conseil scientifique

Pour assurer et compléter la gouvernance du FDBDA, un premier collège du Conseil scientifique a été sollicité. Nous publierons au début de l’été sa composition complète, faite d’experts académiques sur l’Asie, le domaine maritime et d’autres thèmes en cohérence avec les projets du Fonds.

Activité éditoriale estivale

Le FDBDA proposera une activité éditoriale tout au long de l’été 2021 axée essentiellement sur l’UE, l’Asie et les espaces maritimes. Chaque semaine sur les réseaux sociaux, nous reviendrons sur un article marquant publié dans l’année et vers la mi-juillet nous ferons une suggestion de « lectures estivales ».


Très bel été !

Pierre Brousse, Emmanuel Véron & Claire Giry.

Le 28 juin 2021.

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