L’Arctique dans la politique de la Chine : une région convoitée comme les autres ?

Emmanuel Veron

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Le 10 mai 2019, Shanghai accueille le forum Arctic Circle 2019. Au programme, en tête de liste : la route polaire de la soie et le rôle de l’Asie dans le développement économique et écologique de la région[1].  Cet événement symbolique marque une nouvelle étape pour la Chine dans la conquête politique de l’Arctique. En quelques décennies, la Chine a réussi à s’imposer comme puissance nécessaire au développement des infrastructures arctiques, en nouant des liens avec les pays avoisinants, en renforçant son partenariat stratégique avec la Russie. La Chine bénéficie de sa connaissance de la région, en contrepartie d’un financement conséquent.

La stratégie de la Chine en Arctique est longtemps restée floue, et le gouvernement chinois se drape d’un discours à l’allure pacifique et respectueux du droit international dans la zone. Pourtant, au vu de ses actions en mer de Chine méridionale et de l’intensification de sa présence économique et militaire dans les zones les plus stratégiques du monde, les velléités chinoises et les intentions qu’elle a pour l’Arctique doivent être interrogées, à mesure que cette région est plus intensément convoitée. Les prétentions de la Chine sur l’Arctique, dans le but de profiter de la fonte des glaces pour saisir les ressources que renferme l’Arctique, sont en effet vivement contestées par les Etats-Unis. Après avoir profité de décennies de paix après la guerre froide, l’Arctique est redevenu un terrain de confrontations. Face à ces tensions inter-étatiques, quelles stratégies adopte la Chine ? Quelles en sont les limites ? Plus encore, par quels stratagèmes la Chine s’est-elle imposée en quelques années comme une puissance arctique ?

La Chine s’impose comme acteur économique indispensable en l’Arctique

La Chine convoite l’Arctique pour bénéficier du passage maritime du Nord.

Le pays entend tirer profit du passage arctique dans le cadre de son projet de la route polaire de la soie. Cette voie navigable présente de nombreux avantages. L’itinéraire entre Shanghai et New York via le passage du Nord-Ouest est plus court de 3.700 km que le chemin entre ces deux villes via le canal de Panama. On estime que la voie maritime Shanghai – Rotterdam par le Nord économise environ cinq jours et demi de navigation par rapport à la voie du Sud, qui est aussi plus dangereuse. Les passages de Malacca et Bab-el-Mandeb sont très vulnérables aux actes de piraterie.

La Chine a déjà lancé plusieurs essais commerciaux via l’Arctique. Le navire de la compagnie Cosco shipping est l’un des premiers à avoir emprunté la route du Nord depuis la Chine pour exporter des produits lourds vers l’Europe. Il arrive à Rouen en septembre 2018. D’après le vice-président de Cosco Europe, cette route permettrait de gagner une dizaine de jours de voyage, économisant entre 600 et 800 tonnes de carburant[2].

Mais le passage arctique est-il vraiment si stratégique pour la Chine ? Même avec les changements climatiques, l’Arctique reste une zone difficilement praticable et aux conditions extrêmes. Cela fait des décennies que l’on évoque les possibilités d’itinéraires de substitution ouverts par le dégel, mais pourtant, il n’y a encore que relativement peu de navires qui transitent par l’Arctique. Les routes sont certes plus courtes mais ne sont pas pour autant plus faciles, ni moins chères. La rentabilité est limitée par des considérations techniques, la nécessité d’utiliser des navires de moindres charges, et les importants coûts relatifs à l’exploitation des ressources.  A cela s’ajoute les restrictions climatiques : l’itinéraire n’est praticable qu’à certaines saisons. D’après une étude chinoise réalisée en 2018, le passage Nord Est n’est rentable que durant les trois mois d’été, pour un navire transportant 3 500 conteneurs sans coque renforcée, sur un trajet de Shanghai à Rotterdam. Sur cette période, trois aller-retours sont possibles entre l’Asie et l’Europe, contre deux en empruntant les routes du Sud[3]. S’ajoutent à cela les limites technologiques et infrastructurelles. Le fait que la Chine ne soit pas un pays arctique lui demande des efforts bien plus importants en termes d’adaptation technologique et humaine. Les effectifs chinois souffrent par ailleurs d’un manque de savoir-faire opérationnel, comme en témoigne l’incident du brise-glace Xue Long dans l’Antarctique en janvier dernier.

L’Arctique fait l’objet d’intenses investissements chinois qui sont une façon pour elle de mettre un pied ferme sur ce territoire polaire.

La Chine investit la région en infrastructures dans le cadre de la course aux énergies et aux hydrocarbures livrée en Arctique. D’après les calculs du Center for Naval Analyses (CNA), institut de recherche de Virginie, entre 2005 à 2017, « la Chine a investi 89,2 milliards de dollars en infrastructures, capitaux, accords de coopération ou de financement et d’autres projets dans les économies des pays de l’Arctique »[4], principalement dans le secteur de l’énergie et des minéraux. En effet, depuis 2017 le Chine intensifie ses initiatives, notamment avec la construction de son premier brise-glace, le Xuelong (« dragon des neiges ») qui franchit pour la première fois le passage Nord-Ouest en août 2017, inaugurant ainsi la voie maritime pour la Chine. Depuis 2019, la Chine s’est dotée d’un deuxième Xuelong, avec l’aide de l’entreprise finlandaise Aker Arctic[5].

La Chine a besoin de l’expertise des économies du Nord. Un partenariat avec la Russie est particulièrement intéressant pour ce pays qui entend tirer parti de l’intérêt économique de la Chine pour l’Arctique. Face aux sanctions occidentales sur la Russie, le pays a d’autant plus besoin de la Chine, principalement pour ses projets gaziers et autres projets d’infrastructure. Les deux pays mènent conjointement des programmes de recherches scientifiques afin de perfectionner la technologie déployée en Arctique, principalement tournée vers les gazoducs et oléoducs. Un partenaire comme la Chine est idéal pour la Russie, au vu des couts conséquents entrainés par ce type d’infrastructure et l’exploitation des hydrocarbures. Trois compagnies chinoises fournissent les capitaux nécessaires : la China National Offshore Oil Corporation et la China Petroleum & Chemical Corporation Limited et la China National Petroleum Corporation (CNPC)[6]. Cette dernière a assuré 30% du financement de l’usine de production de gaz naturel liquéfié sur la péninsule sibérienne de Yamal, mise en service en 2017 par la compagnie énergétique russe Novatec.

La politique de la Chine en Arctique s’intègre dans sa stratégie de contrôle des grands espaces maritimes. Elle semble se livrer à une intense partie de jeu de go, encerclant et contrôlant les territoires stratégiques du monde. Les investissements économiques et convoitises politiques de la Chine dans le Nord ressemblent beaucoup à ceux qu’elle entreprend dans les zones convoitées par les grandes puissances. En Afrique, des bases militaires et multinationales chinoises se sont implantées tout le long des côtes namibiennes afin de contrôler les routes de commerce, avec des investissements s’élevant à 5 milliards de dollars. Djibouti est un autre point clé des investissements chinois, avec l’installation de bases militaires pour contrôler la zone. Le Moyen Orient est aussi au centre des convoitises chinoises[7]. La Chine contrôle de très près ses investissements au Yémen, et y fait des démonstrations de force.  Ainsi l’Arctique n’est qu’une convoitise stratégique parmi les autres projets de contrôle que la Chine réserve à toutes les zones stratégiques du monde. 

Ces convoitises économiques et politiques posent la question des liens diplomatiques que la Chine noue avec les pays arctiques pour se faire une place d’influence et s’imposer comme puissance arctique. La Chine étant en mesure d’offrir un capital conséquent pour le développement technologique de ces pays, elle est parvenue en quelques années à se rendre indispensable auprès d’eux.

La diplomatie arctique de la Chine : Comment est-elle parvenue à faire entendre sa voix dans la gouvernance régionale ?

La Chine a longtemps laissé un flou autour de sa stratégie officielle en Arctique. Elle s’est montrée particulièrement prudente dans la divulgation de ses ambitions à travers ses discours officiels. La rhétorique prédominante faisait passer les intérêts chinois dans la région comme étant purement scientifiques, et insistait sur le respect des règles internationales et des pays arctiques, comme l’énonce le contre-amiral Yin Zhuo : « l’Arctique appartient à tous les peuples du monde et aucun État n’y a de souveraineté ». Afin d’obtenir le statut d’observateur au Conseil Arctique, le pays fut obligé d’énoncer que « Chine reconnait la souveraineté, les droits souverains et la juridiction des pays arctiques dans la région arctique »[8]. Pourtant, nombreux restent sceptiques face à cet énoncé qui parait contradictoire au vu des actions de la Chine en mer méridionale. En 2013, elle demande la permission de transit par le passage Nord-Ouest pour son brise-glace de recherche, bien consciente que cela contestait la souveraineté revendiquée du Canada dans la zone[9].

Ce n’est que depuis la publication du livre blanc 2018 que les aspirations chinoises en Arctique sont concrétisées. Il s’agit du premier texte officiel dévoilant les politiques chinoises dans la zone. L’affirmation d’une volonté politique concrète y est donc très récent. La Chine dit vouloir avoir un rôle actif, notamment dans le développement de voies maritimes dégagées par la fonte des glaces, tout en garantissant qu’elle ne remettra pas en question la gouvernance actuelle de la région. 

Quelle marge d’action possède la Chine dans l’Arctique ?

Par son adhésion au conseil Arctique en 2013, la Chine obtient le statut d’observateur permanent, quoi que celui-ci soit très restreint : comme il l’indique, les membres peuvent observer, mais pas « parler ». La Chine ne peut pas participer à la prise de décision mais peut tout de même engager des discussions et faire entendre sa voix. L’adhésion de la Chine relève d’une importance symbolique et diplomatique, puisqu’une grande partie du monde est maintenant représentée au Conseil de l’Arctique. La Chine est désormais en état d’influencer les politiques de l’Arctique, et plus seulement son développement économique et infrastructurel. Mais elle a aussi lancé le Shanghai Arctic Forum qui permet aux Etats du reste du monde de se retrouver en dehors du Conseil[10].

Si l’intérêt premier énoncé par la Chine dans la région semble porter sur les questions scientifiques, elle entend aussi développer l’accès aux ressources minérales et énergétiques, consciente que la grande majorité des ressources disponibles sont situées dans les zones économiques exclusives des Etats membres, le gouvernement chinois tient un discours prudent affirmant dans le livre blanc que, « tout en poursuivant ses intérêts, la Chine tiendra compte des intérêts des autres États »[11]. Il semble cependant peu vraisemblable que la Chine se satisfasse longtemps de cette position, dans laquelle les autorités régionales lui dictent leur loi. Comme le rappelle Einar Gunnarsson, président du comité des hauts fonctionnaires du Conseil de l’Arctique, le Conseil est avant tout d’un « forum de coopération » dont le but est de s’occuper des problèmes communs aux Etats concernés, dont la légitimité dans la région est avérée, non de leurs intérêts individuels. Pourtant, les actions que la Chine entreprend dans la région semblent moins relever d’une logique coopérative que d’une poursuite de ses intérêts propres. Si la Chine coopère avec les puissances arctiques, c’est pour mieux tirer profit de ces partenariats stratégiques.

La Chine n’étant pas une puissance Arctique, elle est obligée d’intensifier la coopération avec les Etats avoisinants pour avoir accès aux ressources mais aussi accroitre son poids politique et légitimer ses intérêts dans la région. C’est en s’appuyant sur les Etats de la zone que la Chine s’impose progressivement comme puissance arctique sur le plan économique et politique. Le principal défi qui pousse la Chine à trouver des partenaires et tisser des liens économiques tient des couts et aux limites infrastructurelles auxquels elle fait face dans la région. La question des partenariats économiques renvoie au problème de la dépendance des plus petites puissances Arctiques aux investissements chinois, notamment de l’Islande et du Groenland. La stratégie politique de Chine passe avant tout par l’économie. Elle a su tirer profit des conséquences de la crise économique sur les pays arctique et profite de leur vulnérabilité pour s’imposer comme la puissance capable de développer la région et de pourvoir les différents pays arctiques en infrastructures. La Chine s’est peu à peu rendue indispensable aux pays.

Le cas de l’Islande est particulièrement intéressant pour comprendre sa stratégie en Arctique. L’Islande a longtemps été le centre des convoitises chinoises : en 2008, l’Islande est profondément touchée par la crise économique. Profitant de cette période de vulnérabilité, les chinois offrent de l’argent à l’Islande pour qu’elle reconstruise son économie (500 millions de dollars) en échange de son soutien pour obtenir le statut d’observateur au conseil arctique. La Chine dispose maintenant d’un véritable hub en Islande, en plus de la plus grande ambassade à Reykjavik. En 2012 la Banque chinoise investit dans la construction du port de Dysnes[12], et un accord de libre-échange finit par être signé entre les deux pays. Cet accord offre à la chine une légitimité supplémentaire pour faire pression sur les autres pays arctiques. 

Le cas du Groenland est également significatif. En effet, l’indépendance du pays, déjà en question par sa dépendance aux subventions de Copenhague, est d’autant plus menacée par les convoitises américaines et chinoises. La Chine étend son emprise sur le pays à travers les multiples visites diplomatiques, avec la proposition d’une constitution de cartel des pays producteurs de terres rares en 2012, et l’instauration d’une loi autorisant l’exploitation de l’uranium en 2013[13]. En conséquence, le pays accroit sa dépendance économique à la Chine, dont les investissements représentent 12% du PIB[14].

Face aux investissements conséquents de la Chine, les Etats arctiques manifestent leurs inquiétudes et leurs doutes quant à la stratégie qu’il y a derrière, comme l’explique Frédéric Lasserre : « L’attitude envers les investissements chinois est loin d’être la même que vis-à-vis des investissements d’autres pays. La puissance politique et économique de la Chine préoccupe les États arctiques, et pour l’instant ils ne sont pas sûrs que Pékin joue cartes sur table »[15] . Ceux-ci craignent de n’être que des pions que la Chine utilise à ses fins. 

Les plus grands contestataires de la présence chinoise en Arctiques sont les Etats Unis. La région est devenue une nouvelle frontière de confrontations entre ces deux puissances, comme en témoigne les tensions dans les discours entre les deux pays. Mike Pompeo, le Secrétaire d’État des Etats Unis, s’est montré très critique envers la Chine et son implication dans l’Arctique. Les médias américains présentent une Chine ambitieuse et arrogante, prête à bouleverser la souveraineté des pays arctiques pour faire primer ses intérêts dans la région. Selon le secrétaire d’Etat, la posture de la Chine dans la région est à comparer avec son attitude agressive en mer méridionale : « L’attitude agressive de la Chine ailleurs nous donnera une idée de la manière dont elle traitera l’Arctique »[16]. Il estime par ailleurs que les velléités scientifiques des chinois en Arctique vont conduire à des stratégies militaires, et s’inquiète du déploiement de sous-marins chinois dans les mers du Nord.

Nouveau terrain de convoitise économique, nouveau théâtre de frictions inter-étatiques, les nouvelles dynamiques dans la géopolitique de l’Arctique viennent rompre le pacifisme établi depuis la fin de la guerre froide. Quelles tensions commencent à se dresser en Arctique ?  En quoi les développements militaires chinois dans la région sont-ils caractéristiques de l’idéologie expansionniste chinoise ?

La Chine va-t-elle remilitariser l’Arctique ?

Au vu de l’importance stratégique de la région arctique pendant la guerre froide, les militaires ont longtemps été les seuls à avoir les techniques spécialisées adaptées au milieu. Si l’Arctique est devenu une zone de paix durant les années suivant le conflit, on y observe aujourd’hui une remilitarisation traduite par la réintroduction de dispositifs terrestres, navals et aériens, principalement russes, et plus récemment, chinois. Peut-on pour autant parler de stratégie agressive ?

La Russie a déjà une large avance dans la remilitarisation de l’Arctique. Elle y concentre aujourd’hui deux tiers de son armement nucléaire, et ses navires de lancement de missiles balistiques[17] . La présence militaire russe s’est notamment renforcée dans le cadre de l’exercice Vostok 2018, avec des opérations menées dans la Sibérie et l’Extrême Orient russe. Face au développement russe, la Chine poursuit cette course aux armements en développant des sous-marins de dissuasion nucléaire, et a annoncé en 2019, qu’elle projetait de construire un navire brise-glace à propulsion nucléaire de 30 000 tonnes, 152 mètres de long et 30 mètres de large (en plus de deux navires brise-glace à propulsion conventionnelle Xuelong 1 & 2). Cette technologie nucléaire pourrait être transférée sur les navires porte-avions[18]. Pour les américains, le fait que la Chine justifie sa présence accrue dans les mers arctiques pour promouvoir la paix et sécurité ne sont que des prétextes à une militarisation de la région[19]. Les Etats Unis s’inquiètent tout particulièrement du développement des forces sous-marines nucléaires chinoises dans les dernières années, et considèrent que la politique de la Chine en Arctique n’est qu’un volet de sa stratégie de militarisation et d’expansionnisme globalisé. Sans doute l’Arctique deviendra l’objet de multiples projets militaires dans les années à venir, comme Djibouti l’est devenu, et où la Chine multiplie les bases militaires et accroit sa position de contrôle.

Pour autant, si l’on en croit le géopolitologue Mikaa Mered, les risques de tensions dans la zone paraissent largement exagérés. Celui-ci tempère les inquiétudes : « l’incertitude climatique est grande, mais les risques de conflit économique ou militaire sont exagérés » [20]. Pour le moment, les dispositifs militaires mis en place n’ont en effet rien à voir avec celles dans la région pendant la guerre froide.

Si l’Arctique est une région de plus en plus convoitée, ses ressources ne seront exploitables que d’ici une grande décennie. L’intérêt croissant qu’y porte la Chine montre que celle-ci adopte une stratégie au long terme. La politique chinoise en Arctique ressemble à certains égards à celle qu’elle mène dans les autres régions stratégiques du globe, qu’elle conquiert en multipliant les investissements et partenariats économiques. Pourtant, l’Arctique semble résister à la Chine, d’une part du fait que le continent, dont les conditions climatiques limitent considérablement la domestication, n’est pas encore prêt à dévoiler ses ressources. D’autre part parce que la Chine n’est pas une puissance arctique : faute de savoir-faire dans la région, le pays est encore très dépendant de puissances régionales, comme la Russie.

Constance Gauthier

Elève à l’Ecole Normale Supérieure de Paris Saclay, et membre du comité Europe des Jeunes IHEDN


[1] http://www.arcticcircle.org/Media/arctic-circle-china-forum-program.pdf

[2] « Mer. Le navire chinois emprunte la route arctique pour rejoindre Rouen », Ouest France, le 05/09/18, disponible en ligne via: https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/mer-le-navire-chinois-emprunte-la-route-arctique-pour-rejoindre-rouen-5951336

[3] FEETCHAK Alexis, « Sur l’Arctique, le sensationnalisme est excessif, mais il fait vendre », dans Le Figaro, international, le 20/11/19, disponible en ligne via: https://www.lefigaro.fr/international/la-possibilite-d-un-conflit-arme-en-arctique-est-excessif-mais-il-fait-vendre-20191120

[4] LEMAIRE Frédéric et TURC Olivier, «  Prospection minière et gazière, nouvelle voie de navigation : l’Arctique, une ambition chinoise » le 03/01/20, disponible en ligne via: https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/03/arctique-une-ambition-chinoise_6024717_3210.html

[5] https://akerarctic.fi/app/uploads/2019/10/Xue-Long-2-Trials-1.pdf

[6] LASSERRE Frédéric et V. ALEXEEVA Olga, « La Chine en Arctique? », le 03/10/13, disponible en ligne via: https://www.diploweb.com/La-Chine-en-Arctique.html

[7] LE BELZIC Sébastien, « La Chine met le cap sur la corne de l’Afrique », Le Monde Afrique, 19/08/19, disponible en ligne via: https://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/06/la-chine-met-le-cap-sur-la-corne-de-l-afrique_4610187_3212.html

[8] LASSERRE Frédéric, V. ALEXEEVA Olga, HUANG Linyan, « La stratégie de la Chine en Arctique : agressive ou opportuniste ? », Norois, 2015, disponible en ligne via: https://journals.openedition.org/norois/5681

[9] Éric Mottet, Barthélémy Courmont, Frédéric Lasserre, La Chine et le Monde: Quelles nouvelles relations, quels nouveaux paradigmes? Presses de l’Université du Québec, 2015.

[10] https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/climat-a-quoi-sert-le-conseil-de-larctique-1173639

[11] « Chine – Évolutions de la stratégie chinoise dans le Grand Nord : décryptage du livre blanc sur l’Arctique », Observatoire de l’Arctique, analyses régionales, Chine, Mars 2018. Disponible en ligne via: http://www.observatoire-arctique.fr/analyses-regionales/chine-evolutions-de-strategie-chinoise-grand-nord-decryptage-livre-blanc-larctique/

[12] DETROY Florent, « La course à l’Arctique passe par Reykjavik », dans Le monde diplomatique, 09/15, disponible en ligne via: https://www.monde-diplomatique.fr/2015/09/DETROY/53679

[13] MERED Mikaa, « Groenland: de l’autonomie danoise à la tutelle chinoise », 25/05/18, disponible en ligne via: https://www.larevueparlementaire.fr/index.php?option=com_k2&view=item&id=1465:groenland-de-l-autonomie-danoise-a-la-tutelle-chinoise&Itemid=1524

[14] GODBOUT Marc, « La Chine à la conquête de l’Arctique », Radio Canada, le 24/05/19, disponible en ligne via: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1170966/chine-arctique-nunavut-mines-infrastructures

[15] LASSERRE Frédéric, cité dans « Pourquoi la Chine cherche à conquérir la région polaire », Sputnik News, 15/09/18, disponible en ligne via: https://fr.sputniknews.com/presse/201809151038094561-chine-arctique-pole-nord/ (Consulté le 30/03/20).

[16] Dans le Figaro, « La Chine dénonce les propos malveillants de Pompeo », le 07/05/19, disponible en ligne via: https://www.lefigaro.fr/flash-actu/arctique-la-chine-denonce-les-propos-malveillants-de-pompeo-20190507

[17] PUGNET Aurélie, « La stratégie de la Russie en Arctique : une remilitarisation qui coûte cher », le 09/04/20, Bruxelles2, disponible en ligne via: https://www.bruxelles2.eu/2020/04/la-strategie-de-la-russie-en-arctique-une-remilitarisation-qui-coute-cher/

[18] https://www.nato.int/docu/review/fr/articles/2019/06/28/le-nouveau-visage-de-la-securite-dans-larctique/index.html

[19] STEWART Phill, ALI Idrees, «  Pentagon warns on risk of Chinese submarines in Arctic », 02/05/19, Reuters, disponible en ligne via: https://www.reuters.com/article/us-usa-china-military-arctic/pentagon-warns-on-risk-of-chinese-submarines-in-arctic-idUSKCN1S829H

[20] MERED Mikaa, « Groenland: de l’autonomie danoise à la tutelle chinoise », 25/05/18, disponible en ligne via: https://www.larevueparlementaire.fr/index.php?option=com_k2&view=item&id=1465:groenland-de-l-autonomie-danoise-a-la-tutelle-chinoise&Itemid=1524

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