Ils sont encore là : depuis toujours ils s’accrochent. Malgré les changements du monde, ces figures persistent, refusant de disparaître, s’attachant à leur position et à leur influence. Leur persévérance s’inscrit dans la longue histoire des vrais parasites, marquée par leur capacité à se maintenir, à traverser les époques sans jamais lâcher prise.
Être et avoir été ?
Ils se teignent les cheveux, se font « scalpéliser » le visage, à la télé ils « font la roue », on les croise à Saint Germain, Marrakech, Saint Tropez ou Saint Barth. Du temps de leur splendeur, ils ont menti avec avidité, travesti la réalité, gouverné en flattant plèbe et puissants.
Pour continuer le sinistre office de servir leur vanité, il leur faut apparaître, « expliquer », plaindre, aimer ou haïr au gré du clapotis des angoisses de l’opinion.
Ceux-là, ces Trissotins qui véhiculent des visions archi-éculées du monde ne sont qu’une accumulation de strates du temps et de la démagogie. Du haut de leur arrogance, et sans que ce soit hélas inexact, ils daubent sur la « nullité » de ceux qui sans expérience veulent prendre leur place d’écornifleurs.
C’est l’élite des gogos qui affiche le mépris du « crétin » de gauche ou d’extrême gauche, de droite ou d’extrême droite.
Pour l’électeur, les crétins sont méprisés comme lui, comme lui ils vivent et pensent banal ; yaka faucon, sépademafote, tous pourris, on veut des vrais chefs.
Devant l’échec réel de la classe dirigeante pourquoi ne pas voter massivement pour les crétins ?
De toute façon on ne peut pas faire pire.
Alors voici le couronnement du populisme.
L’élection par défaut et mimétisme est terreau de la Tyrannie. C’est une vieille expérience pour l’Iran, le Pakistan, Cuba, la Turquie, la Hongrie, le Vénézuéla ou les États-Unis etc…
Vous ajoutez une dose plus ou moins forte de religion et le tour est joué. Les crétins seront là pour longtemps jusqu’à ce qu’ils se transforment en irrécupérables idéologues infaillibles, corrompus et arrogants.
Cela prendra deux générations.
Gens de bien, cultivons notre jardin : la vraie démocratie.
Dès aujourd’hui, sans hubris, avec tact et réflexion, écartons arrogants et crétins, comme nous le ferions pour des doryphores qui ruinent nos pommes de terre.
Ce sera une vraie politique.
1er Mars 2026
Pierre Brousse