Résumé :
Vice-ministre des Affaires étrangères de Taïwan, M. François Wu est un diplomate qui énonce clairement des vérités : Taïwan n’a jamais fait partie de la Chine.
La grande île s’inscrit — simplement — dans le chapelet des îles qui bordent, du nord au sud, la côte orientale du continent asiatique, du détroit de Béring au détroit de Malacca.
Face à la Chine, le gouvernement de Taïwan dispose, pour le moment, du soutien militaire actif du Japon — à qui le territoire appartint jusqu’en 1945 —, de l’Australie, des Philippines, du Canada et des États-Unis, qui ont récemment organisé de grandes manœuvres dans la région.
La décapitation récente de tout l’état-major chinois par le président Xi révèle la frilosité des hauts militaires chinois à l’égard d’une opération militaire très incertaine contre Taïwan.
La visite récente de la cheffe de l’opposition taïwanaise est une réelle trahison, en ce qu’elle s’accompagne d’une demande chinoise de négociation qui serait, dès l’emblée, une capitulation pour Taïwan.
Le détroit de Taïwan, qui fait l’objet d’un blocus intermittent de la part des Chinois, est un enjeu mondial très important, au sens où son trafic est supérieur à celui de Suez ou d’Ormuz.
Enfin, les interdictions de survol imposées au président taïwanais, en voyage officiel vers le Swaziland, par les Seychelles, Madagascar et d’autres pays africains sous pression de la Chine, constituent des atteintes inadmissibles à la liberté de circulation qui affectent l’ensemble de la communauté internationale.
Notre commentaire :
Si la Chine veut jouer un rôle positif et être reconnue comme telle sur la scène internationale, pour son bien et le bien de tous, elle doit abandonner sa posture impérialiste agressive, réparer les graves dommages commis au Tibet et vis-à-vis des Ouïghours, respecter le statu quo et appliquer le droit international en mer de Chine, régler pacifiquement les questions frontalières qui l’opposent à l’Inde, et cesser de livrer des armes et des munitions à la Russie, agresseur de l’Ukraine, ainsi qu’à l’Iran, État terroriste.