DEUX JOURS POUR S’ACHEVER

Pierre Brousse

Quelle ambiance dans l’avion du retour !

Coca zéro et hot-dogs, heureusement que maman Mélania n’est pas là.

Ouf ! Cet accent slovène lasse. 

Dans un petit salon du pont inférieur d’Air Force One, Rubio, « Vrai sans papier », s’essaie à son futur rôle de proconsul à La Havane. Depuis qu’il a vu le Pape, il sait que Trump se ramollit, TACO* +++. Alors, même si J.D. Vance veut lui faire la peau, il construira, lui, un succès pour sa famille.

Ailleurs, l’atmosphère est plombée : les milliardaires privés de téléphone et de computeurs, l’œil vitreux mais goguenard, observent le ridicule de l’entourage présidentiel en somnolant ou en s’alcoolisant.

Les résultats du voyage ne sont nets pour personne. 

Elon semble avaler ce qu’il faut de dopant pour digérer un inutile jet lag ; pas de batteries pour Tesla, ni de nouveaux clients pour SpaceX.

Boeing ne sait pas… Quel devenir pour ses commandes vieilles de plusieurs années ? 

Les puces de NVIDIA sont inutiles ; malheureux Jensen Huang ! Venir sac à dos depuis Anchorage, comme les autres Californiens, pour se faire snober par ses frères. Amère limonade ! 

Raytheon et Lockheed sont en berne, les dernières commandes d’armes taïwanaises approuvées par le Congrès ne seront probablement pas complètement livrées. 

Cargill ignore s’il sera vraiment en mesure de fournir soja et luzerne…

Scott Bessent, en majordome coincé avec le rictus de la frousse, ne sait pas s’il va pouvoir faire monter ou baisser les taux… Quelle importance ? De toute façon, le dollar est une monnaie de singe que beaucoup de gogos continuent à vouloir.

« Stiff upper lip ».

La bonne nouvelle, mais on ne peut pas la dire, c’est que pour quelques jours encore le prix du pétrole restera élevé. Alors Wall Street sera content !

Là-bas, au-dessus du Pacifique, les businessmen ont la gueule de bois, ils touchent les limites d’un gouvernement mené par des casinotiers ignares qu’ils ont eux-mêmes fabriqués et encouragés.

Ainsi, par son voyage de quarante-huit heures à Pékin les 13 et 14 mai 2026, le Président des États-Unis d’Amérique a ratifié et fait ratifier par le monde entier le déclin de l’Amérique.

Pour autant, les USA sont loin d’être finis. 

À l’extérieur, maintenant dépourvus d’alliés, ils restent une imprévisible menace. 

À l’intérieur, les excès des pompes et des œuvres du wokisme et des églises de toutes plumes et poils, servent la soupe à des oligarques avides et moralisateurs qui organiseront le démembrement du pays à leur profit. 

Vrais Européens, méfions-nous et restons lucides, les bêtes blessées sont les plus dangereuses. 

TACO : «Trump Always Chicken Out », soit « Trump se défile toujours »

« To keep a stiff upper lip », soit « Ne pas bouger la lèvre supérieure »

Pierre Brousse

21 mai 2026

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